Débat sur l'intervention en Libye Imprimer Envoyer
Mardi, 12 Juillet 2011

Mardi 12 juillet, la Haute Assemblée débat de l’intervention de l’armée française en Libye.

Voici bientôt quatre mois, que nos soldats sont engagés dans ce pays pour défendre les populations civiles, selon la résolution 1973 des Nations Unies.

Ce débat parlementaire, avec vote, intervient dans le cadre de la réforme constitutionnelle de 2008 : il est désormais impossible à l’exécutif de déclencher une opération militaire sans obtenir l’approbation du Parlement dans les quatre mois qui suivent le début de cette opération.

Le Premier Ministre, François FILLON, assisté du Ministre des Affaires étrangères, Alain JUPPÉ, et du Ministre de la Défense, Gérard LONGUET, vient donc défendre devant la Chambre Haute l’intervention en Libye.

Cette intervention tient une ligne de crête difficile, puisqu’il s’agit uniquement d’empêcher les forces Kadhafistes d’éliminer les opposants, mais non de renverser le gouvernement du Colonel Kadhafi – ce qui ne peut être que la décision du peuple libyen.

Jean-Claude GAUDIN, Président du groupe UMP, intervient dans ce débat, au nom de ses collègues du groupe. Il note, en particulier, que les frappes aériennes sont d’ores et déjà un succès et invite nos compatriotes à la constance dans l’action et à la patience : « Qu’est-ce que 100 jours, même dans un monde d’impatience ? »

Il n’est en effet pas envisageable de changer de politique actuellement, d’autant moins que notre action commence à porter des fruits. Le président du groupe UMP note également que nous sommes entrés dans une ère nouvelle de la diplomatie : « Désormais la France n’acceptera plus la stabilité illusoire des régimes autoritaires et dictatoriaux. »

Pour autant, il déclare encore qu’il n’est pas question pour la France de s’engager davantage, notamment par l’envoi de troupes au sol. Non seulement parce que le mandat de l’ONU ne nous y autorise pas, mais aussi parce que l’opinion publique ne le comprendrait pas.

Jean-Claude GAUDIN termine sur un message de confiance renouvelée au Premier Ministre et rappelle que, « partout où flotte le drapeau tricolore, c’est pour apporter la concorde, la fraternité et la générosité ».

Au terme d’un scrutin public, l’intervention de l’armée française en Libye a rencontré un large soutien des Sénateurs de toute tendance politique, puisque, sur 335 suffrages exprimés, 24 seulement s’y sont opposés.

 
 

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